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    augmentation par prothèse mammaire
    La cicatrisation est un processus biologique universel, mais il diffère sensiblement en fonction des tissus concernés. Au niveau des seins, la qualité de la cicatrisation ne dépend pas uniquement de la qualité de la peau, mais d’un ensemble de facteurs qui expliquent pourquoi d’autres régions du corps ne cicatrisent pas de manière identique.

    Cicatrisation de la peau / cicatrisation des tissus mammaires sous la peau

    La cicatrisation que l’on peut observer, autrement dit celle de la peau, ne représente qu’une partie du processus cicatriciel après une chirurgie d’augmentation mammaire. Sous la peau, la cicatrisation concerne également le tissu glandulaire, la graisse, les tissus fibreux et parfois les muscles.

    La peau cicatrise principalement en se reformant au niveau de la plaie et par réorganisation du collagène. La cicatrisation des tissus sous l’enveloppe de la peau des seins se base sur une restructuration plus complexe. Cette cicatrisation interne va influencer la stabilité du volume, la position du sein et l’évolution du résultat d’une augmentation par prothèse mammaire à long-terme. Une cicatrice discrète au niveau de la peau ne reflète donc pas nécessairement une cicatrisation interne optimale.

    L’influence des hormones sur la cicatrisation des seins

    Le sein est un organe influencé par les hormones, ce qui le distingue de nombreuses autres régions du corps de la femm. Les œstrogènes et la progestérone influencent directement la vascularisation, l’activité des fibroblastes et la production de collagène.

    Chez la femme, la cicatrisation mammaire peut varier en fonction du cycle hormonal avec des changements transitoires au niveau de l’œdème, de l’inflammation et de la sensibilité des tissus. En revanche, après la ménopause, la diminution des œstrogènes entraîne une diminution de la capacité de régénération de la peau et une modification de la réponse cicatricielle, parfois plus lente.

    Les variations hormonales expliquent en partie pourquoi la cicatrisation des seins peut varier sensiblement d’une patiente à une autre, même lorsque le geste chirurgical est identique.

    Comparaison avec d’autres régions du corps

    Comparée à la cicatrisation du visage, une région fortement vascularisée et sans grandes contraintes mécaniques, la cicatrisation des seins est plus lente et plus sensible aux tensions et autres contraintes. Contrairement à l’abdomen, dont la structure est plus homogène, le sein se compose de tissus bien différents : graisse, glande et tissu fibreux.

    Par rapport aux membres inférieurs, les seins bénéficient d’une excellente circulation sanguine, mais ils subissent des contraintes en permanence (gravité, mouvements, etc.). Ces contraintes influencent l’orientation des fibres de collagène et peuvent favoriser l’élargissement des cicatrices dans certaines zones.

    La cicatrisation interne des seins est particulière, d’où l’importance pour les spécialistes d’en connaître les spécificités pour mieux contrôler le résultat de l’augmentation mammaire, reconnaître les limites de l’intervention et employer une approche qui respecte la physiologie particulière des seins.